L’approche “Ka-cycling” : la preuve par l’exemple

L’approche “Ka-cycling” est un dispositif d’entraînement complètement individualisé. Il permet de répondre aux besoins spécifiques des sportifs.
Même si cette introduction semble aller de soi, de nombreux programmes d’entraînement se focalisent sur le développement des qualités physiques sans prendre en considération la réalité des besoins des sportifs. Par exemple, c’est ainsi que sont inclus, quasi systématiquement, des exercices de force et de vélocité, sans s’interroger sur la pertinence de ces situations.

L’approche “Ka-cycling” est intégralement individualisée.

La preuve par l’exemple.
Valérie R, 38 ans, pratique le cyclisme depuis 5 ans, à la suite d’une carrière sportive intense. Elle a pratiqué le demi-fond (800 et 1500 m) au niveau inter-régional. 10 ans durant, elle a cessé d’avoir une pratique sportive régulière. Elle s’est mise au vélo pour profiter des bienfaits apportés par la pratique d’un sport d’endurance.

Elle suit depuis deux ans L’approche “Ka-cycling”.
Même si elle était sportive, la pratique du vélo nécessitait un temps d’adaptation. Tout le monde est capable de monter sur un vélo mais cela n’en fait pas un cycliste. Les logiques qui fondent la pratique du cyclisme nécessite un effort avant qu’elles ne soient intégrées par les sportifs.
Après quelques mois d’entraînement axés sur le développement de la capacité aérobie (endurance fondamentale), nous avons voulu évaluer son potentiel à partir de deux tests de terrain, sur home-traîner.

  • Le “test 20’” consiste à rouler le temps indiqué le plus rapidement possible. Il est censé évaluer la capacité à rouler à la plus haute intensité possible dans la zone dite puissance critique.
  • Un test de détermination de la PMA d’incrémentation par paliers de 30 watts à tenir à chaque fois 2 minutes.

Synthèse des observations

La puissance moyenne utilisée durant les 20’ est de 212 watts. En général, un cycliste est capable de tenir 80% de l’intensité maximale durant les 20’. Ce qui situerait cette intensité maximum à 262. Même si elle est épuisé à la fin du test, sa fréquence cardiaque est à 170 alors qu’au regard de son âge, elle pourrait atteindre 185.  On peut, dès lors, penser que le niveau de consommation d’oxygène n’est pas à son maximum. Malgré tout, elle dit se sentir essoufflée. La fréquence de pédalage qu’elle utilise spontanément est de 72 en moyenne. Elle avoue devoir réduire fréquemment la vitesse de rotation en fonction de douleurs aux quadriceps

Le second test est douloureux. A 220 watts, la fréquence cardiaque reste basse aux environs de 173. Cependant, elle est essoufflée, à la limite de l’asphyxie. Elle décrit de grosses douleurs musculaires. Au palier suivant, 250 watts, elle explose au bout de 30” : impossibilité de respirer, incapacité à soutenir la cadence, douleurs aux jambes.

Premiers éléments d’analyse

Les tests ne sont utiles que si le sportif est en capacité de les passer

La première remarque porte sur la pertinence des tests destinés aux débutants dans le domaine de l’entraînement. Les protocoles sont physiologiquement exigeants. Alors qu’on cherche à déterminer les limites du potentiel d’un sportif, on fait apparaître les contraintes qui pèsent sur les ressources physiques.

Dans le cas de Valérie R, son essoufflement prononcé en dépit d’une fréquence cardiaque basse semble indiquer des difficultés à la fois à apporter de l’oxygène et à le prendre en charge au niveau des muscles actifs.

En cause, un débit cardiaque pas assez efficace. Il dépend de la capacité du cœur (ventricule gauche) à se contracter et de sa fréquence de battement. Pour elle, sa fréquence cardiaque ne s’élève pas suffisamment alors que la capacité de contraction du cœur est limitée dès qu’on atteint une intensité sur-critique.

Les muscles n’étant pas assez oxygénés vont s’appuyer sur la filière anaérobie pour produire l’énergie nécessaire à la contraction musculaire. Le niveau d’acide lactique augmente rapidement avec pour conséquences une augmentation des besoins de ventiler pour évacuer le CO2 et la limitation de la durée de l’effort.

Le potentiel des muscles actifs est limité, certes, par un apport réduit d’oxygène mais aussi par des capacités de traitement insuffisamment développées pour assurer le métabolisme aérobie dans des conditions normales.

Dans le cas de cyclistes inexpérimentés, l’effort s’arrête, bien souvent, parce qu’il est pénible : difficultés à gérer le stress provoqué par l’essoufflement et douleurs musculaires.

Les qualités des muscles sont fortement sollicitées pour produire une intensité importante mais aussi la maintenir. Il s’agit, dans ce cas, d’une limite importante pour atteindre une puissance élevée. Ce phénomène est renforcé par l’utilisation spontanée d’une fréquence de pédalage basse sollicitant intensément les muscles.

La programmation de l’entraînement

Avec l’accord de Valérie R, nous avons choisi de travailler sur plusieurs années de manière à ne pas précipiter la progression, de développer les qualités physiques essentielles et de revenir sur les éléments techniques de la pratique du vélo.

Nous avons choisi de développer 3 points au cours de la première année.

Notre but est de poser les bases qui vont permettre de dépasser le niveau actuel de consommation maximal d’oxygène. Sa PMA est estimée, actuellement, à 260. Cette limite sert de repère pour les séances d’entraînement. Pourtant notre objectif, à moyen terme, est de repousser cette limite est de tendre vers 290/300 watts.

 

Si vous êtes arrivés là, c’est que l’article vous a intéressé. Merci pour cet intérêt. N’hésitez pas à poser vos questions si certains points vous semblent flous, à commenter.
Le “Blog de l’entraînement du cycliste” ce sont des articles qui posent les bases de l’approche entraînement “Ka-cycling”.

L’approche “Ka-cycling”, ce sont des programmes d’entraînement complètement individualisés et entièrement GRATUITS.
Plus d’informations sur  la page “les programmes d’entraînement Ka-cycling” .

A propos de Laurent 86 Articles
Sportif dès son plus jeune âge, il a pratiqué de nombreux sports d’endurance (course à pieds, triathlon, duathlon, cyclisme). Il possède une licence STAPS “management du sport” et une maîtrise “entraînement sportif et performance motrice”.

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